Articles de Presse

 

 

Article paru dans le Progrès/La tribune le 22/08/2014

Le vélorail du Velay pour sportif confirmé ou du dimanche

 

Chaque vendredi. On connaissait le vélorail pour les sportifs, où pédaler en côte permettait de se galber le mollet. Désormais, on peut faire l’aller en train et la descente en vélorail. « Plutôt agréable », aux dires des utilisateurs.

 


Qui a dit que le vélorail n’était pas adapté à tous les publics ? Certes, si on veut vraiment faire un parcours aller-retour, de 15 km, à la force de ses petits mollets, pas de problème. Tout est envisageable. Mais les moins sportifs, ceux qui veulent profiter du paysage, ou les « fainéants » ont une autre alternative. C’est d’ailleurs cette version-là que nous avons choisie. Non pas que nous ne soyons pas sportifs. Bien au contraire ! Mais parce qu’à Dunières (Haute-Loire), cette année, le vélorail se décline dans une nouvelle version. L’aller (et donc la montée) peut se gravir en train, et le retour se fait au guidon de la monture de fer. L’avantage, c’est qu’il n’y a presque que de la descente… Le programme paraît donc alléchant... et surtout reposant.
Le rendez-vous est pris. À 9 h 15 pétantes, nous faisons notre arrivée en gare de Dunières, qui ne fonctionne aujourd’hui que pour accueillir les clients du vélorail. Et déjà, le quai est bien rempli, essentiellement de touristes en vacances. Des familles surtout, et des personnes d’un certain âge, venus entre amis, baskets aux pieds et sac à dos sur les épaules, sont prêtes à embarquer dans la locomotive.
« En voiture tout le monde », annonce Pierre Meut, qui gère le vélorail du Velay. C’est parti pour 8 km d’ascension sur les rails de l’ancienne ligne qui reliait Firminy à Saint-Rambert-d’Albon (Drôme), à 15 km/h.
« Elle a été construite après la guerre contre les Prussiens. Elle permettait d’acheminer des armes, fabriquées à Saint-Etienne, jusqu’à la vallée du Rhône. En gare de Dunières, on chargeait aussi du bois. » Un pont et deux tunnels plus tard, le sifflet de la locomotive retentit. On est en gare de Saint-Pal.
Après le petit cours d’histoire, le moment de prendre place dans les vélorails est imminent. Quelques consignes de sécurité expliquées par Jean-Paul Grange, l’associé de Pierre Meut, et on peut s’élancer. « Où est ce qu’on freine ? », s’interroge néanmoins un vacancier. Et il a bien raison de se faire le porte-parole du groupe !
Tous les 100 mètres, distance de sécurité oblige, les vélorails s’élancent. Quelques coups de pédales plus tard, on peut profiter du paysage, dont un point de vue saisissant sur les monts du Velay. Avant de s’engouffrer dans un tunnel de 600 mètres, où il fait nuit noire. Si Jean-Paul Grange nous avait dit de nous méfier des chauves-souris, nous n’en verrons cependant pas.
Ca y est, nous avons enfin rattrapé nos « compagnons » de pédales. Désormais, une longue file s’étire. Émilien et Baptiste, originaires de la Loire-Atlantique, ont beau attaquer dans la seule montée du parcours, juste avant d’arriver en gare, ils devront patienter. Car impossible de doubler sur son vélorail. Moins de 45 minutes plus tard, nous revenons à notre point de départ. Frais comme des gardons, mais avec des souvenirs plein la tête de cette virée atypique.

Karine Wierzba

 

 

Dunières- Haute-Loire. Comme sur des roulettes

 

Article paru dans le Progrès/La tribune le 26/08/2011

http://www.leprogres.fr/actualite/2011/08/26/comme-sur-des-roulettes

 

image article 26/08/2011

Le plus souvent, ce sont plusieurs membres d’une famille ou des groupes d’amis qui s’essayent au vélo-rail / Photo Sandra Fargier

 

J’ai testé pour vous le circuit de vélo-rail

 

Tester du vélo-rail. Dans l’intitulé, rien de bien effrayant, et surtout qui ne semble demander pas trop d’efforts à la sportive du dimanche que je suis. Le rendez-vous est pris, ce sera la première session, à 10 heures. J’enfile une tenue décontractée, et adéquate à la pratique sportive. Direction Dunières, à un peu moins d’une heure du Puy-en-Velay. Mon interlocuteur m’ayant prévenu qu’il faut au moins deux personnes pour pédaler, j’ai entraîné trois amis dans mon sillage, histoire de me sentir un peu moins seule dans cette nouvelle expérience. On m’avait aussi demandé d’arriver un quart d’heure avant l’horaire prévu. Raté. Le temps de rallier les lieux, le briefing avait déjà commencé.
À peine arrivés, nous serons donc les mauvais élèves de la bande. Nous nous glissons, discrètement -ou presque- au sein des troupes. Le portrait-type des participants me rassure : plutôt familial, de nombreux enfants. Ouf, c’est que le périple ne doit pas être trop difficile. Une fois installés sur notre vélo-rail, nous écoutons les dernières consignes. Après avoir laissé un peu d’avance aux personnes qui partaient devant nous, on nous lâche enfin. C’est parti ! Les premières impressions sont bonnes, l’effort à fournir n’a pas l’air trop violent d’autant plus qu’une petite descente permet déjà de se dégourdir les jambes. La suite sera un peu moins drôle, le temps d’admirer le paysage lors du passage sur le viaduc de Dunières, et là les efforts commencent à se sentir. Les mollets sont sollicités, le souffle se fait un peu plus court, d’autant qu’il ne faut pas oublier que nous sommes quatre, hormis les deux pédaleurs, il faut aussi «traîner» les deux « spectateurs » Au soleil, à l’air libre, dans une nature verdoyante et agréable, il ne faut pas trop se plaindre non plus, d’autant que le « plus » du vélo-rail de Dunières se profile à l’horizon ; le passage du tunnel : 240 mètres, et dans le noir ! Frissons garantis. La fin du parcours aller se rapproche, il faut maintenant procéder à une petite manœuvre pour tourner le vélo-rail. Tout le monde met la main à la pâte entre participants, et c’est reparti pour le retour. Vous l’aurez compris, vu les efforts consentis à l’aller, le retour s’annonce plus tranquille puisque majoritairement en descente. Le passage du tunnel, dans ce sens-là, est juste incroyable. L’impression de vitesse est manifeste. Quoique. On nous précisera plus tard, qu’au plus vite, nous aurons atteint 25 à 30 km/h… L’arrivée finale approche mais le dernier kilomètre ne sera pas le plus simple à avaler. Vous vous souvenez de cette première descente où on se dégourdissait les jambes, eh bien dans le sens inverse, vous l’aurez compris, c’est une belle montée. Le vélo-rail, parti juste devant nous, n’a aucun mal à nous semer. Ce sont deux jeunes filles, n’ayant certainement pas plus de 10 ans, qui sont aux commandes. De quoi vous donner soit un coup au moral, soit un coup de « boost » pour donner un dernier coup de collier, et enfin apercevoir, avec joie, le terminus.
Au final, l’expérience n’est que positive. Une balade dans des coins où je n’aurais certainement pas pu mettre les pieds en temps normal et la sensation, très agréable, d’avoir pris un bon bol d’air.

 

 

Dunières / Vélorails. Calme et sensations sur les rails du Velay

 

Article paru dans le Progrès/La tribune le 30/06/2011

http://www.leprogres.fr/loisirs/2011/06/30/calme-et-sensations-sur-les-rails-du-velay

 

Pierre Meut et Jean-Paul Grange proposeront, dès samedi, et pour toute la saison touristique, une balade en vélo rail / Photo Laure Fumas

 

L’inauguration du vélo-rail du Velay a lieu demain. Dès samedi, les visiteurs pourront effectuer le parcours

 

Pierre Meut et Jean-Paul Grange se sont lancé un pari un peu fou il y a quelques mois. Celui d’exploiter à nouveau une partie de l’ancienne ligne ferroviaire reliant Firminy à Saint-Rambert-d’Albon (Drôme). Leur idée ? Lancer un parcours de Vélo-rails au départ de Dunières sur quelques kilomètres. « Je suis un amoureux de train et c’est un crève-cœur de voir une ligne à l’abandon.
Par ailleurs, Dunières est un pôle ferroviaire touristique de part la voie verte et le Velay Express. Les conditions nécessaires étaient réunies alors nous nous sommes lancés », explique Pierre Meut. Le projet a abouti et la SARL Vélo Rail du Velay a vu le jour. Aujourd’hui l’inauguration officielle aura lieu avant l’ouverture au public samedi.
Récit en avant-première d’une balade en vélo-rail.
Le départ a lieu à l’ancienne gare SNCF de Dunières. Il faut s’y rendre vingt minutes avant l’heure prévue car un petit rappel sur les règles élémentaires de sécuritaire est fait. Le temps également de prendre en main l’engin !
La balade va s’étendre sur 8 km (aller-retour), alors autant être bien formé. Le parcours commence par une descendante. L’occasion de ressentir de bonnes sensations de vitesse même si le vélo rail ne peut dépasser les 30 km/h. Ensuite, une légère montée accompagne le visiteur jusqu’au bout des 4 km. Pas d’inquiétude cependant, il est possible et même recommandé de s’arrêter afin de reprendre son souffle et de contempler le paysage. « Grâce au vélo rail, les promeneurs découvriront des paysages nouveaux que l’on ne devine pas depuis la route », raconte Pierre Meut. Après une pause, il faut pédaler encore, pour arriver au bout. Heureusement, les paysages splendides rendent l’effort moins pénible. Après avoir traversé un premier viaduc surplombant Dunières, un tunnel apparaît au bout de quelques courbes. À l’intérieur c’est le noir complet. Une sensation inédite : pédaler dans le noir : un vrai bonheur ! Vient ensuite, un second viaduc et pour finir la plate-forme d’arrivée. Il faut alors tourner le vélo-rail et attendre que tous les autres visiteurs soient arrivés. Puis c’est reparti ! Et le retour est extra. Que de la descente, ou presque. Le tunnel est traversé en quelques secondes et offre encore aux visiteurs de bonnes sensations. Les moins téméraires peuvent freiner. Les petits panneaux indiquant le kilométrage défilent mais voilà les 800 derniers mètres et il faut recommencer à pédaler. La gare de Dunières se profile à l’horizon, l’arrivée est proche. Au final, le vélo rail est une expérience très agréable.
Un loisir hors du commun permettant de découvrir le paysage autrement, en alternant moment de calme et sensations fortes. « Le vélo rail est un loisir vert, à pratiquer en famille ou entre amis avec un aspect nostalgique. C’est le plaisir de suivre les rails d’un patrimoine ferroviaire à l’histoire passionnante, confie Pierre Meut avant d’ajouter, c’est aussi l’occasion d’admirer les viaducs et le tunnel, derniers témoins du passé de la voie datant du XIXe siècle. »

 

« Le Vélorail du Velay fera de Dunières un pôle ferroviaire touristique »

 

Article paru dans le Progrès/La tribune le 27/05/2011

http://www.leprogres.fr/haute-loire/2011/05/27/le-velorail-du-velay-fera-de-dunieres-un-pole-ferroviaire-touristique

 

La draisine, acheminée depuis le plateau de Larzac à Dunières, est destinée à l’entretien et à la maintenance du parcours / Photo Paul Normand

 

Début juillet, le circuit sera ouvert au public. Jeudi, les cogérants de la société ont procédé à la mise sur rails d’une draisine chargée de l’entretien et de la maintenance d’un parcours touristique inédit

 

C’est un fait, le tourisme ferroviaire connaît un vif succès en Haute-Loire. La réussite de la Fête de la Vapeur, le week-end dernier, en témoigne. Et l’engouement des touristes est à la source de nouvelles initiatives dans le domaine du rail.
Pierre Meut et Jean-Paul Grange, cogérants de la SARL Vélorail du Velay, à Dunières, sont de ceux qui œuvrent au développement de ce mode de tourisme original et familial qu’on appelle vélorail. Après avoir obtenu l’autorisation du RFF (Réseau ferré de France), notamment grâce à Xavier Pujolas, du service aménagement et patrimoine, et avec le concours de la mairie de Dunières, leur projet est aujourd’hui officiellement sur les rails.
A l’image de la draisine de type DU 50 qu’ils ont déchargé, hier, en gare de Dunières, sur l’ancienne ligne reliant Firminy à Saint-Rambert-d’Albon (Drôme). « Nous avons fait transporter ce véhicule depuis le plateau du Larzac. Il est destiné à l’entretien et à la maintenance du circuit, explique Pierre Meut. De fait, nous portons une attention toute particulière à la sécurité du parcours avant son ouverture au public, cet été. Pour ça, nous suivons à la lettre un cahier des charges très rigoureux. »
D’une longueur totale de huit kilomètres (aller-retour) pour deux heures de découverte depuis Dunières, l’itinéraire passe par deux viaducs et un tunnel. Il ne reste plus qu’à procéder à l’installation des cyclo-draisines. Ces chariots légers seront propulsés par l’énergie musculaire des passagers au moyen de pédaliers. Homologués par un service d’État, le STRMTG (Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés), ils ont été acquis dans les Vosges, auprès du fabricant Valdenaire. Au nombre de dix, les cyclo-draisines permettront, au rythme de cinq convois par jour, de profiter de deux heures de balade riche en découverte, en famille ou entre amis. « Dunières est une ville qui dispose déjà d’un train touristique et d’une voie verte, déclare Jean-Paul Grange. Mais l’ouverture au public du vélorail du Velay, prévue le 2 juillet, permettra de faire de la commune un véritable pôle ferroviaire touristique. »